Absence de critères d'éligibilité

texte en gras

Bonjour,

J’ai déjà évoqué l’absence de critères cruciaux dans les fameux critères d’éligibilité.

Je reviens sur ces manques car je crains qu’il n’y est pas d’évolution positive dans ce sens.

Il m’apparait anormal d’effacer certaines problématiques du public qui fait appel à nos structures.

Dans les nouveaux critères d’éligibilité au Pass IAE (ex Agrément) :

· Une personne sans ressource (sans droit au chômage par exemple) n’est pas considérée comme en difficulté. Il faut qu’il touche l’ASS. Pas de sou tu n’es pas éligible…un petit peu de sous tu le deviens (chercher l’erreur !)

· Nombre de personnes suivies dans les SIAE sont sans emploi depuis de nombreux mois mais pour des raisons personnelles ne sont pas inscrites à Pôle Emploi. Qu’à cela ne tienne cette situation professionnelle n’est pas reconnue et n’entre pas dans les critères puisque la personne ne s’est toujours pas pliée aux contraintes administratives. (Sur ce point nous avons régressé dans la mesure où la situation professionnelle de l’individu n’est plus prise dans son ensemble, administrative ou non.)

· La mobilité est un frein récurrent auprès de notre public. Mais bizarrement, il n’est pas considéré comme un critère de difficulté et donc d’éligibilité.

Je suis peut-être le seul mais j’ai l’impression que malgré toute la bonne volonté affichée dans ce nouveau protocole de Pass IAE et l’intérêt qu’il fait naître, on marche un peu sur la tête.

Bien cordialement
Jose

6 J'aime

Bonjour José,
Les critères d’éligibilité me semble également important a prendre en compte.
Et, une personne sans ressources me semble être une personne éligible, une personne avec des freins de mobilité aussi…

Je trouve que certaines SIAE, en tout cas sur Marseille, ne joue plus le jeu de l’insertion professionnelle. Certaines structures veulent pour de L’IAE des personnes employable et souvent sans freins à l’emploi.
Hors ce n’est pas l’essence de ce genre de structure.
Dommage…

3 J'aime

Effectivement, je suis génée par le fait que certains critères on été eliminés du champ du diagnostic mais je pense qu’il ne faut pas exagérer la difficulté. En effet le champ des prescripteurs habilités (c’est à dire pouvant positionner des candidats en s’exonerant des critères administratifs et autres) a été considerablement étendu. Les CHRS en particulier peuvent maintenant positionner des personnes non inscrites à pole emploi, sans ressources etc… Je crois que le travail à faire aujourd’hui pour les SIAE est de se rapprocher des prescripteurs habilités pour trouver leurs futurs salariés

4 J'aime

Bonjour José
Les personnes sans emploi ont accès à l’IAE lorsque le diagnostic est posé par un prescripteur habilité.
Quant à la mobilité, un diagnostic doit être posé pour évaluer le sujet ; le fait de ne pas avoir de permis ne peut constituer un critère suffisant par exemple.
Cdlt

Bonjour José,
Nous partageons votre analyse sur le fait que ces critères « administratifs » ne peuvent pas être les seuls éléments d’analyse d’une situation individuelle justifiant d’un parcours d’insertion.
Nous considérons que les freins sociaux à l’emploi (notamment ceux que vous évoquez) doivent aussi être pris en compte dans le diagnostic des situations individuelles et avons défendu cette position au sein du CIE qui a préparé le Pacte d’ambition IAE.
Ce sujet n’a pas été définitivement tranché et l’UNAI demandera dans le cadre des consultations attendues ces prochains mois sur la mise en oeuvre des nouveaux dispositifs découlant de la loi sur l’insertion en cours d’adoption qu’ils soient aussi plus pris en compte. Nous comptons sur votre mobilisation à nos côtés pour appuyer cette demande, partagée par de nombreux réseaux.

Dans l’attente, et comme l’ont dit certains contributeurs, les prescripteurs nationaux habilités (qui sont fort nombreux) auxquels pourront se rajouter des prescripteurs habilités dans chaque département par le Préfet, peuvent au delà des critères remplis décider qu’une personne sans emploi en difficulté sociale est éligible à un parcours d’insertion et lui délivrer un PASS IAE.
C’est un moyen de dépasser cette vision un peu trop « administrative » des situations de précarité sociale et économique que nous rencontrons…

3 J'aime

Bonjour José,

Nous partageons tout à fait votre analyse. Outre l’incohérence du fait que quelqu’un sans ressource ne soit pas éligible tandis qu’un BRSA l’est, nous pourrions penser que le fait de ne pas avoir de ressources ou de ne pas être mobile constitue (au moins) un frein à l’emploi puisque c’est le sens des critères d’éligibilités de niveau 2…
Sachant qu’il faut au moins 3 critères de niveau 2 (sauf pour les ETTI), il ne semble pas irraisonnable de penser que quelqu’un avec un niveau d’étude infra niveau 3, sans hébergement et qui est EN PLUS, sans ressources ou sans permis pourrait avoir un bénéfice à entrer en parcours d’insertion…
Certes la possibilité de renvoyer la personne vers un prescripteur habilité existe, mais le but de la plateforme et de « l’auto-prescription » n’était elle pas de fluidifier les démarches et permettre les embauches plus rapidement?

3 J'aime